Carole Gandon

Carole Gandon est la candidate tête de liste investie par la République En Marche pour les élections municipales de 2020 à Rennes, avec le collectif Révéler Rennes

Carole Gandon

Agée de 36 ans, Carole Gandon vit à Rennes ; elle est maman d’un garçon de 5 ans.

Diplômée de Sciences Po Rennes et d’un Master en Affaires européennes, elle débute sa carrière professionnelle à Paris en 2007 comme chef de projet International à l’École des Mines de Paris (Mines ParisTech) et a ensuite travaillé dans plusieurs structures de recherche et d’innovation en santé, énergies nouvelles, numérique.

De retour à Rennes en 2014, elle travaille comme Responsable international et intelligence économique à l’Institut de Recherche Technologique b<>com.

En 2017, elle fonde sa propre société de conseils en montage de projets européens, avant d’intégrer les équipes d’une PME rennaise pour y assumer une mission de développement commercial, sur un projet technologique lié à la Smart City.

Militante au Parti Socialiste de 2007 à 2014, Carole Gandon s’engage auprès d’Emmanuel Macron dès 2016. Elle participe activement aux campagnes présidentielle et législatives en Ille-et-Vilaine avant d’être nommée référente départementale de La République en Marche en octobre 2017, et porte-parole nationale du mouvement en janvier 2019 ; des missions qu’elle exerce à titre bénévole.

Le 15 juillet 2019, Carole Gandon est investie candidate tête de liste pour l’élection municipale de Rennes par La République En Marche.

Interview de Carole Gandon, notre candidate

Pouvez-vous nous parler de vos parents et de votre enfance ? Où avez-vous grandi ?

Je suis née à Fort-de-France, en Martinique ; j’ai passé mes premières années sur un bateau car mes parents, passionnés de voile, naviguaient d’île en île avec des passagers en charter.

L’année de mes 4 ans, ils ont décidé de s’installer en région parisienne, d’abord à Asnières-sur-Seine, puis à Rueil-Malmaison.

Mon père a alors travaillé dans une agence de communication, puis il a créé sa propre TPE. De son côté, ma mère a quitté son métier d’éducatrice pour devenir bibliothécaire, un métier qu’elle a exercé, jusqu’à sa retraite, auprès de jeunes souvent en situation de précarité.

Très attachés à nos racines bretonnes, ma famille et moi passions nos étés à Larmor-Plage, chez mes grands-parents, avec mes cousins. J’en garde des souvenirs merveilleux et un attachement très fort à la Bretagne, sa culture, ses paysages, ses habitants.

Quelles sont vos attaches en Bretagne et à Rennes en particulier ?

Je suis bretonne, du Morbihan par ma mère, d’Ille-et-Vilaine par mon père. Mon arrière-grand-père Edmond Lailler était enseignant au lycée Emile Zola à Rennes (autrefois Chateaubriand). J’ai appris récemment qu’il était très ami avec l’ancien maire Henri Freville. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’est engagé dans la Résistance mais a malheureusement été arrêté par les Allemands en 1944 : il a été détenu dans la prison Jacques Cartier avant d’être déporté dans les camps de Neuengamme puis Ravensbrück. Une rue porte son nom aujourd’hui à Rennes. Son parcours exemplaire est une inspiration pour ma génération.

Je suis, pour ma part arrivée à Rennes à l’âge de 19 ans, après avoir été reçue à Sciences Po. Bénéficiant d’une bourse sur critères sociaux pour financer mes études, j’ai habité pendant ces années dans un petit studio rue de Nantes. J’ai parallèlement exercé plusieurs emplois étudiants : vendeuse dans une boutique place Ste Anne, veilleuse de nuit dans un hôtel place de la gare, serveuse dans une sandwicherie place des Lices ou encore hôtesse d’accueil sur des évènements comme le SPACE. Lorsqu’on exerce de tels emplois, on rencontre les Rennaises et les Rennais dans leur diversité : ceux qui se lèvent tôt, ceux qui se couchent tard, ceux qui font vivre la ville.

Mon diplôme de Sciences-Po en poche, je suis partie vivre à Paris pour y démarrer ma vie professionnelle, avant de revenir m’installer à Rennes, où est né mon fils en 2014. Mes parents et ma sœur vivent également à Rennes aujourd’hui.

Engagée auprès d’Emmanuel Macron depuis 2016, vous aviez auparavant été militante au PS. Quel a été le moteur de ces engagements et qu’est-ce qui guide votre action politique aujourd’hui ?

Ma première prise de conscience politique remonte, comme beaucoup de femmes et d’hommes de ma génération, au 21 avril 2002. J’avais alors 18 ans et je votais pour la première fois. Le face-à-face Chirac-Le Pen a été un vrai choc. J’ai voulu comprendre. C’est ce qui m’a poussé à passer Sciences Po. Alors, est venu le virus de l’action publique, la volonté de s’engager au service des autres. J’ai adhéré au PS en 2006 et milité de 2007 à 2014 lors de mes années parisiennes. Je ne renie pas ce premier engagement car le PS incarnait encore à l’époque, une force progressiste de responsabilité.

J’ai rejoint En Marche dès 2016. Comme beaucoup, j’ai constaté que tous les partis traditionnels étaient résignés : plus aucun ne cherchait à changer, concrètement, la vie des gens.

La République En Marche défend des valeurs qui sont les miennes : l’école, le travail. Et puis la lutte contre les inégalités de destins : pour moi rien n’est plus insupportable que l’idée que tout est joué d’avance, qu’un fils ou une fille d’ouvrier n’ait pas les mêmes chances qu’un fils ou une fille de cadre. La méthode En Marche exige de regarder le monde en face : c’est le meilleur moyen de faire entrer ses idéaux dans les faits.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous porter candidate à l’élection municipale de Rennes ?

J’aime passionnément ma ville et je souhaite que mon fils, comme tous les petits Rennais, puisse y grandir et s’y épanouir. Rennes n’occupe pas aujourd’hui la place qu’elle mérite, ni à l’échelle de la Bretagne, ni dans le concert des métropoles européennes. La ville souffre, je crois, d’un déficit d’image et d’un manque d’audace, qui contrastent avec son potentiel. Je veux révéler ses talents, son patrimoine, son excellence artistique, son potentiel technologique, sa vitalité entrepreneuriale, son sens de la solidarité. Je veux surtout sortir de la vision court-termiste, pour porter une vision de long terme, pour préparer l’avenir.

Notre ville connaît des mutations profondes et rapides. Il y a chaque année 2000 nouveaux habitants dans notre ville, 5000 à l’échelle de la métropole. Bien les accueillir, préserver la qualité de vie de tous, suppose d’anticiper.  L’enjeu écologique est fondamental. Entreprises innovantes, ressources naturelles, taille humaine : nous avons tous les atouts pour que Rennes devienne une ville verte, un véritable modèle pour les cités du continent.

Je veux m’appuyer sur la capacité d’innovation, sur la générosité des Rennais, leur passion de l’engagement, pour faire entrer notre ville dans une nouvelle ère.

Vous n’avez jamais exercé de mandat local et vous êtes peu connue des Rennais. Est-ce un handicap ?

Je ne crois pas qu’il faille avoir cumulé les années de mandat, avoir vécu toute sa vie des dits mandats, et être professionnelle de la politique, pour avoir un projet pour sa ville. Au contraire, Rennes a besoin d’un nouveau souffle. Edmond Hervé avait vu les choses en grand pour Rennes. Je veux retrouver cet esprit, cette audace, cette capacité à rassembler celles et ceux qui ne se ressemblent pas forcément.

Alors certes, je n’ai pas 18 ans de mandats derrière moi. Mais c’est peut-être ce qui me permet de poser un regard neuf et objectif sur la ville. Je me présente aux Rennais, telle que je suis, avec ma passion, mon énergie, mon cœur et la richesse de mes expériences professionnelles et associatives.

Des personnalités engagées de longue date dans la vie politique, économique et sociale de Rennes m’ont rejointe. Leur expérience, leurs conseils sont précieux pour nourrir un nécessaire équilibre entre continuité et créativité.

Je viens donc avec une équipe ouverte, aux profils et compétences variés, qui incarne une façon différente de servir l’intérêt général. Je viens de la gauche et pour autant je ne crois pas que Rennes se gagnera à droite ou à gauche : Rennes a besoin d’une ambition. D’un projet fort qui parle à la raison et au cœur des Rennais. C’est cela que je leur propose.