Discours de Carole Gandon lors de l’inauguration du Roazhon Lab, Mercredi 6 novembre 2019

Mes chers amis,

Merci à vous d’être présents ce soir à nos côtés pour inaugurer ce lieu, où, grâce à vous, va se construire la ville de demain.

C’est ici et maintenant que nous allons, ensemble, écrire un nouveau chapitre de l’histoire de notre ville.

Ici et maintenant.

C’est ici que se matérialise la démarche entamée il y a plus d’un an par une poignée d’irréductibles optimistes qui ont lancé une idée audacieuse et nécessaire : révéler Rennes !

C’est ici que la démocratie renouvelée vibre depuis quelques semaines déjà, avec la tenue de plusieurs ateliers citoyens autour de thèmes qui nous concernent tous.

C’est ici que nous avons débattu, sans naïveté et avec exigence, du numérique pour tous, avec le Ministre Cédric O. et de la place des femmes dans la ville, avec la Ministre Marlène Schiappa.

C’est ici que nous avons tenu un atelier interactif sur la ville intelligente pour faciliter le quotidien des Rennais et rendre la ville plus fluide, plus verte, plus facile.

C’est ici encore, que se sont réunis les membres de notre comité Nouveaux Visages qui a pour mission d’identifier des talents en dehors des circuits habituels de l’engagement politique – et je remercie Jean-Emile GOMBERT, Président honoraire de l’université Rennes II, d’animer cette démarche aux côtés de Thierry MAZURE, Gwenaëlle DURAND-PASQUIER et Maître Michel POIGNARD que je salue également tous les trois.

C’est ici enfin, que se sont déroulés des premiers rendez-vous avec des experts du monde économique, du monde associatif, artistique – j’aperçois par exemple François BAZENET, Yann MARTIN, qui font vivre respectivement le hip hop et le jazz à Rennes depuis de nombreuses années.

Et il y en aura évidemment beaucoup d’autres.

 

Mes amis, un local de campagne dit quelque chose du Maire que sera le candidat.

Si notre local est ouvert sur la ville, c’est tout sauf un hasard.

Nous, nous voulons ouvrir les portes et les fenêtres de la Mairie pour y faire entrer de l’air, de la lumière et des idées.

Si j’ai choisi de baptiser ce local le Roazhon Lab’, ce n’est pas un hasard non plus.

Roazhon, comme un clin d’œil au Roazhon Park qui rassemble et fait vibrer tant d’entre nous chaque week-end sur des valeurs d’effort, de dépassement ;

Roazhon, comme une fierté bretonne. Parce que Maire de Rennes, je n’aurai pas la Bretagne honteuse. J’aime à rappeler qu’à Rennes on entend les goélands… et qu’ici aussi, on danse la gavotte et l’andro ! Alors soyons fiers de porter les couleurs de notre chère Bretagne et n’hésitons jamais à promouvoir ses traditions, sa gastronomie et bien sûr ses langues.

Et puis Lab’. Lab’ comme laboratoire : parce que nous sommes des défricheurs, nous n’avons pas peur d’innover, de prendre des risques, d’oser.

Roazhon Lab’ enfin comme une référence au Breizh Lab de Jean-Yves le Drian, n’est-ce pas cher Jean-Emile, qui dépasse les étiquettes partisanes et les querelles de chapelles, en faisant confiance, simplement, à celles et eux qui veulent s’engager pour leur territoire.

Soyons clairs, ceux qui se côtoient entre les murs de ce Lab’ sont ou ne sont pas membres d’un mouvement politique. Je suis moi-même une marcheuse, soutenue par le Président de la République, et j’en suis fière.

Mais notre collectif est pluriel.

Vous-mêmes qui êtes venus ce soir en curieux, en voisins, en citoyens concernés, vous apportez un regard, une expérience, un vécu qui vous est propre et qui nous est précieux car nous cultivons la pluralité et la complémentarité des points de vue.

Tous, nous sommes des irréductibles amoureux de Rennes et nous ne sommes réductibles à aucun parti, à aucune écurie, à aucune étiquette.

 

Ce soir, mes amis, je constate avec vous que notre idée de révéler Rennes grandit, elle se propage.

Alors, je dois vous le dire : ce local n’est pas le mien, n’est pas le nôtre, il est celui des Rennaises et des Rennais, de toutes celles et ceux qui veulent être les acteurs de notre ville, demain.

 

Certains d’entre vous viennent d’arpenter les lieux. D’autres les visiteront tout à l’heure.

Vous le constaterez, cet espace n’est pas très vaste.

Mais ce qui compte, ce n’est pas la majesté d’un local – c’est la qualité des femmes et des hommes qui le font vivre.

Ce qui compte, c’est la vision. Ce qui compte, c’est l’énergie.

 

Et l’énergie. Nous l’avons.

Bien plus que toutes les autres équipes qui se sont lancées dans cette campagne.

Depuis plusieurs semaines, nous arpentons les 12 quartiers de Rennes dans notre Grande Marche Rennaise.

Et chaque semaine, nous sommes plus nombreux sur le terrain.

Nous étions quelques dizaines à peine au départ.

Ce sont déjà plus de 100 bénévoles aujourd’hui qui ont accroché un badge vert à leur veste et sont allés frapper aux portes, coller des affiches, échanger avec des commerçants, écouter les habitants dans les squares, les allées, les places, les cages d’escalier, à Villejean et Beauregard, au Blosne, à Maurepas et à la Bellangerais, à Cleunay, à Bréquigny, à Jeanne-d’Arc.

Quel autre mouvement peut revendiquer une telle force aujourd’hui, qui plus est sans autre moyen que des dons et l’investissement bénévole de citoyens engagés ? Personne.

Oui, mes amis, la dynamique est définitivement de notre côté.

 

Nous avons l’énergie. Nous construisons la vision.

Vous avez pu, en visitant le Roazhon Lab, découvrir notre diagnostic territorial et sans doute, vous reconnaître dans les constats qui y sont formulés.

Ces constats ?

Rennes est une ville au potentiel formidable que nous chérissons tous.

Mais Rennes est restée à quai, Rennes s’essouffle, Rennes a perdu l’élan qui était le sien à l’époque des maires bâtisseurs qu’elle a connu par le passé.

Rennes se bétonise et s’embolise, et les Rennais veulent avoir leur mot à dire sur la nouvelle physionomie de leur quartier ; Rennes devient, chaque jour, moins sûre. Et demander à vider les canettes ne suffira pas…

Rennes n’est plus à l’avant-garde.

Mes amis, c’est cela que nous voulons et que nous devons changer. Sur la base de ce diagnostic, nous sommes en train d’élaborer un projet ambitieux pour la ville et sa métropole.

Ce projet n’est prisonnier d’aucune étiquette, d’aucun groupe de pression, d’aucun lobby, d’aucun système.

Ce projet, il se bâtit dans l’écoute et la compréhension de vos préoccupations légitimes.

Ce projet il vise à améliorer le quotidien des Rennaises et des Rennais et surtout à préparer l’avenir.

Je vous le présenterai en janvier, aux côtés de certains de mes futurs colistiers. Et d’ici là, nous poursuivons notre démarche de dialogue, de proximité, d’écoute avec tous nos concitoyens et nous continuons de faire grandir notre collectif.

 

Et rien ne nous arrêtera.

Pas mêmes les « amicales » pressions qui peuvent être exercées sur celles et ceux qui, engagés associatifs, acteurs du développement urbain ou chefs d’entreprises, nous soutiennent mais ont encore quelques craintes à le dire publiquement.

Je remercie donc celles et ceux qui ont franchi le pas, cher Etienne Pierron, et vous toutes et tous qui êtes là ce soir et qui assumez librement vos convictions.

Je n’ai jamais pensé que cette campagne serait un long fleuve tranquille.

Lorsque l’on s’attaque à un système, à une rente, établie depuis des années, lorsque l’on veut casser les codes et les habitudes, faire bouger les lignes, lorsque l’on veut changer tout simplement, on se heurte toujours à des résistances, parfois féroces.

Ces résistances, ces obstacles sont autant de défis qui nourrissent chaque jour davantage notre envie d’œuvrer pour les Rennais.

Parce que ma conception de l’engagement politique, c’est de servir. Servir et rendre compte.

Et vous l’avez compris, ma méthode ce n’est pas attendre 200 jours avant l’élection pour aller écouter les Rennais.

 

Alors, mes chers amis, continuons à tracer ensemble notre route. Poursuivons sur le chemin de l’engagement et de la proximité.

Plus de 400 citoyennes et citoyens sont aujourd’hui membres de notre collectif.

Notre idée de Rennes grandit. Elle prospère dans les esprits et dans les cœurs.

Nous sommes des irréductibles face à ceux qui veulent réduire Rennes : j’ai besoin de vous, je compte sur vous, ensemble, continuons de révéler Rennes.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi.